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Faïencerie de Pornic : Du Petit Breton au Pen Duick
La faïencerie de Pornic nichée derrière le quartier historique, c’est une usine que l’on peut visiter, un atelier de techniques de peinture à la main que l’on peut expérimenter, et enfin, une boutique où l’on peut humer les dernières tendances. Mais ce qui amène chaque visiteur en ce lieu, c’est la marque de fabrique de cette maison, reconnaissable à ses motifs de guirlandes et rameaux, ses rebords épongés bleus et ses petits personnages naïfs aux joues rondes et aux vêtements bouffants.
Une faïencerie assez récente Plus de 1 500 décors Des adeptes <- CORP TEXTE DE VOTRE ARTICLE ->
 L'art carrelier, une autre facette de la faïencerie de Pornic

 Le Petit Breton et sa compagne, un décor emblématique de la faïence de Pornic que l'on retrouve sur beaucoup de modèles.
 Plat diviseur "coq neige ", l'un des plus anciens décors de la faïencerie.
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Une faïencerie assez récente
Le plus emblématique baptisé le Petit Breton (présenté aujourd'hui avec une compagne) reste le symbole d'une identité régionale forte, celle qui a fait la spécificité de la faïencerie assez récente puisque née en 1948, sous le nom de M.B.F.A. (1) . Filiale de la manufacture de Niderviller en Moselle à l'origine, elle produisait des pièces axées autour des arts de la table. Et puis, pour répondre à une demande touristique qui se développait sur les côtes, elle axait une partie de sa collection en 1950 autour de l'objet souvenir plus populaire comme le bol orné d'un prénom calligraphié.
Plus de 1 500 décors
Parallèlement, la faïence de Pornic travaillée de manière traditionnelle, donnait matière à la réalisation de services complets qui variaient au gré de la mode, de l'imagination de ses créateurs. Parmi les plus anciens, citons Émile Folliette, Bernard Roy, Henry Simon, Paul Urfer, Janou Pithois et Rosy Arroy, qui eurent leur période exotique, méridionale, botanique, égyptienne. Dutant les années fastes, de 1960 à 1970, la tendance était au rustique avec des effets d'émaux, imitation grès. Les vaisseliers dans l'air du temps, relançaient la fabrication d'assiettes décoratives dans le style XVIIIe siècle, des faïenceries de Nevers ou d'Épinal. Dans les années 80, le genre rupestre avec ses dessins naïfs et ses couleurs pastel, étaient de mise alors qu'à partir des années 90, l'esprit bord-de-mer gagnait du terrain avec cette toute dernière gamme à l'effigie du Pen Duick, bateau d'Éric Tabarly. L' " assiettotèque " constituée depuis les débuts de la faïencerie donne ainsi un aperçu de la palette, riche de plus de 1 500 décors différents.
Des adeptes
Héritière des formes de l'orfèvrerie, la faïence de Pornic s'est adaptée à la demande. Les boîtes d'épices et cruches à eau des années 50, ont cédé la place aux pots de spaghettis, boîtes à mouchoirs et autres plats diviseurs gradués permettant de couper des parts égales de tartes et pizzas. " Loin derrière la faïence de Quimper, la faïence de Pornic a tout de même sa petite clientèle de chineurs locaux ", note un brocanteur du coin. " Les amateurs du genre recherchent les services les plus anciens, des années 50-60, qui présentent un intérêt esthétique certain et qui restent abordables, entre 228 et 305 euros en moyenne".
(1) Manufacture bretonne de faïences artistiques.
Dominique Jacquemin. Article extrait du Chineur N° 69 - Juillet 2003
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